La plupart des projets immobiliers sont soumis à l'obtention d'un permis de construire, une démarche qui peut s'avérer longue et complexe. Pourtant, certaines constructions en sont exemptées, sous conditions. Tour d'horizon des habitations concernées.
La cabane en bois, perchée ou posée au sol, obéit à une autre logique : sa construction nécessite en général une déclaration préalable dès que sa surface ou son emprise au sol deviennent significatives. En zone U (zone urbaine du Plan Local d'Urbanisme), l'installation est libre jusqu'à 5 m², une déclaration préalable suffit entre 5 et 40 m², et le permis s'impose au-delà. Hors PLU, en zone rurale, les seuils diffèrent : libre jusqu'à 5 m², déclaration préalable jusqu'à 20 m². Dans les deux cas, une hauteur maximale de 1,80 mètre permet de rester sous les seuils réglementaires.
D'autres habitats insolites suivent des règles propres. La tiny house doit être installée sur un terrain constructible, dans le respect des autorisations d'urbanisme. La cabane flottante doit se conformer aux contraintes locales et obtenir l'accord des autorités compétentes. La maison hobbit, inspirée de l'architecture souterraine, peut, elle, être réalisée sans permis dès lors qu'elle respecte les limites d'emprise au sol et de hauteur fixée par la loi. Dans tous les cas, une vérification de la réglementation locale reste indispensable avant tout projet.
Absence de permis ne veut pas dire absence de règles. Surface, emprise au sol, hauteur, durée d'installation : le moindre seuil dépassé change toute la procédure. Ces habitats insolites représentent une opportunité réelle mais qui se joue au cas par cas, en mairie, avant toute installation.